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mardi 12 avril 2022

Le Sud


 

 

 

 

 

 

 

 

 


Six films américains à la Cinémathèque de Toulouse pour plonger dans l’œuvre de Tennessee Williams.

Enfant du Sud, Tennessee Williams grandit dans un contexte social dégradé. Il se lance dans l’écriture tout en exerçant divers petits boulots. Lorsque son scénario de "la Ménagerie de verre" est refusé par la MGM, il adapte le manuscrit pour le théâtre et connaît son premier succès. Après la réussite du passage au cinéma de "la Ménagerie de verre" (1950), réalisé par Irving Rapper, Tennessee Williams signe le scénario d'"Un tramway nommé Désir" tourné en 1950 par Elia Kazan. Interprété par Vivien Leigh et Marlon Brando, le film connaît un immense succès populaire et critique. En 1956, Kazan puise à nouveau son inspiration chez l'écrivain pour "Baby Doll". 

D'autres grands noms du cinéma s'intéressent à l'œuvre du dramaturge: Richard Brooks réalise "la Chatte sur un toit brûlant" (1958) et "Doux Oiseau de jeunesse" (1961) ; Joseph L. Mankiewicz adapte en 1959 "Soudain l'été dernier", œuvre étouffante sur la folie ; Sydney Pollack jette son dévolu sur "l'Homme à la peau de serpent" (1960) et Sydney Lumet sur "Propriété interdite" (1965) ; John Huston tourne "la Nuit de l'iguane" (1963) ; Joseph Losey choisit d’adapter "Boom" (1967) ; Paul Newman réalise une nouvelle adaptation de "la Ménagerie de verre" en 1987, avec John Malkovich et Joanne Woodward.

Le théâtre de Tennessee Williams est peuplé de personnages en proie à la frustration devant la rigidité et le conformisme de leur environnement, en l'occurrence la société du Sud américain. L’Amérique découvre alors l'univers névrosé de l'auteur dans ces films qui osent aborder des thèmes jusque-là censurés par Hollywood, comme l'homosexualité. La réussite de la transposition de l’œuvre de Tennessee Williams au cinéma s’explique par la force des dialogues, parfaitement appropriée au grand écran.

La Cinémathèque de Toulouse programme six films tirés de l’œuvre de l'auteur, réalisés par Elia Kazan, Richard Brooks, Joseph L. Mankiewicz, Sydney Pollack et Sydney Lumet. Selon Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse, «le cinéma hollywoodien des années 1950, en puisant à l’œuvre de Tennessee Williams, tendait à rompre avec sa période classique. Propulsé par Elia Kazan, c’est l’âge d’or de l’Actors Studio, l’arrivée sur le devant des écrans du réalisme américain – d’un réalisme à l’américaine. Et en guise de rupture, la naissance de nouvelles icônes

Formée à la «Méthode» (ou Method Acting) à New York, la comédienne et metteuse en scène Céline Nogueira explique: «Le réalisme est né à la fin du XIXe siècle du désir et du besoin d’un théâtre social et politique et d’un jeu qui rompt avec le romantisme. On ne déclame plus, on cherche l’intériorisation pour accéder à la véracité du sentiment et de l’expérience. Le personnage est en proie à des conflits humains intérieurs et extérieurs dans des contextes de changement social. On parle de jeu réaliste, parce que les personnages sont écrits par des auteurs dits réalistes, post-naturalistes ou modernes. Anton Tchekhov en Russie, Henrik Ibsen en Norvège, August Strindberg en Suède, Tennessee Williams et Henry Miller aux États-Unis questionnent les valeurs morales de leur temps et leurs personnages sont confrontés à un choix de vie.»

Céline Nogueira rappelle que «la technique utilisée est le “système” Stanislavski. Mais il a pu le développer grâce à Tchekhov, "la Mouette" notamment, qui révèle le drame non plus par les mots mais par ce qui n’est pas dit. La préoccupation du réalisme se concentre sur les conditions de travail, les relations conjugales, l’homosexualité, la solitude, la frustration… Il y a de la réminiscence dans le jeu réaliste qui flirte avec la mystique. Une mélancolie d’un passé heureux qui a du mal à perdurer dans le changement. Tennessee Williams décrit des épaves, des errances à fleur de peau, un immigré polonais, une femme chassée qui refuse de vieillir et d’admettre son penchant pour les jeunes hommes. Le réalisme montre la cruauté d’une société moralisatrice qui fait des monstres parce qu’ils n’y trouvent pas leur place.»

Céline Nogueira poursuit: «Dans "Un Tramway nommé Désir", par exemple, Brando fait de Stanley Kowalski un demi-dieu de beauté, et quand les acteurs veulent s’y frotter, ils veulent jouer “beau”. Mais si Brando fait de Stanley un demi-dieu de beauté, ce n'est pas parce que Stanley est beau, ou parce qu'il joue à être beau. Stanley est plutôt une brute de macho. C’est parce que Brando a cueilli toute la sueur de l’immigration au travail, la moiteur du sud des États-Unis, la promiscuité des corps et la frustration dévorante d’un homme en proie au dilemme moral, que Stanley devient sexy : il est humain. Mais on ne peut accéder à Stanley par l’extériorisation de l’ego, il faut d’abord se frotter au prix qu’il paye.»

Jérôme Gac


Du 14 au 30 avril, à la Cinémathèque de Toulouse, 69, rue du Taur, Toulouse. Tél. 05 62 30 30 10.

 

vendredi 15 octobre 2021

Histoire d’un succès


 

 

 

  

 

 

 

 

 

Le studio d’animation TAT Productions fait l’objet d’un cycle et d’une exposition à la Cinémathèque de Toulouse.

Depuis vingt ans, les productions du studio d’animation TAT se sont imposées sur les petits comme les grands écrans et connaissent un succès international avec des films comme "les As de la Jungle", "Terra Willy" (photo) ou "Spike", et des séries animées diffusées sur France Télévisions. À l'occasion de cet anniversaire, la Cinémathèque de Toulouse propose une exposition et un cycle dédiés à ce studio toulousain fondé par David Alaux, Éric et Jean-François Tosti, trois passionnés de cinéma fantastique et amis depuis leur adolescence. 

Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse, rappelle qu'«aujourd’hui TAT – employant plus de cent personnes à Toulouse – est devenu un des studios de cinéma d’animation les plus cotés internationalement, un fleuron de la production régionale et nationale, récompensé d’un Emmy Awards. Ce qui fait leur force: une technique irréprochable et toujours innovante – ils sont les premiers à avoir utilisé un appareil photo numérique pour faire du stop motion à reporter sur de la pellicule. Et surtout un esprit décalé, tel qu’on l’a connu dans les premiers Pixar, qui fait que leurs films s’adressent autant aux parents qu’ils amusent les enfants.»

L’exposition visible dans le hall de la salle de la rue du Taur réunit des scénarios annotés, des croquis, des making-of, des produits dérivés, etc. qui, selon Francesca Bozzano, directrice des collections de la Cinémathèque de Toulouse, sont «autant de clés pour pénétrer dans le monde magique du cinéma d’animation. Des figurines en pâte à modeler qui ont servi à la réalisation des premiers films jusqu’à l’Emmy Awards qui a primé la série animée "les As de la jungle", cette exposition nous amène au cœur de la “fabrique” du cinéma d’animation et retrace le parcours d’un studio Pixar à la française qui a élu domicile à Toulouse». L’exposition s’attache ainsi à dévoiler le processus de création d’un univers visuel, l’invention d’objets et de personnages aux attitudes et aux caractères différents.

Jérôme Gac
"Terra Willy, planète inconnue" © TAT Productions


Projections du 16 octobre au 7 novembre ;
exposition jusqu’au 7 novembre.

À la Cinémathèque de Toulouse, 69, rue du Taur, Toulouse.
Tél. 05 62 30 30 10.

 

jeudi 27 septembre 2018

Tous les cinémas du monde



 













La Cinémathèque de Toulouse propose cette saison un grand voyage autour de la planète cinématographique.
 

La rentrée de la Cinémathèque de Toulouse est désormais placée sous le signe de la cinéphilie avec le retour annoncé chaque année du cycle «Les films qu’il faut avoir vus». Soit une sélection de dix-neuf longs métrages pour, en ce début de saison, «reposer quelques repères sur la carte du cinéma. Des films jalons, qui ont marqué leur époque, qui appartiennent à un tournant de l’histoire du cinéma, esthétique, technique… Pour cette présente saison, et malgré le côté patchwork de la proposition à première vue, un axe principal se dégage : le passage du cinéma à la modernité. Modernité de l’écriture qui bascule, avec les années atomiques, dans son rapport au monde et à la communicabilité, et qui touche, dans un réalisme renouvelé, à l’abstraction des idées», annonce Franck Lubet, responsable de la programmation de l’archive toulousaine.

La saison se poursuivra sur des teintes ibériques, avec l’invitation faite au réalisateur espagnol Álex de la Iglesia pour une rétrospective et une carte blanche, dans le cadre du festival Cinespaña, puis avec un week-end dédié aux films du Catalan Albert Serra, en sa présence. Après Dario Argento cet automne, un cycle dédié au western spaghetti sera à l’affiche cet hiver. Cinéastes atypiques, l’Allemande Ulrike Ottinger et le Français – d’origine américaine – Eugène Green viendront présenter leurs films. Dans le cadre de la saison France-Israël, quatre cinémathèques israéliennes (Jérusalem, Tel-Aviv, Holon et Haïfa) et le cinéaste Savi Gabizon présenteront en novembre une programmation de cinéma israélien, puis l’école québécoise du «cinéma direct», qui a révolutionné le cinéma documentaire dès les années cinquante, sera à l’affiche de la salle de la rue du Taur au printemps. 


Le cinéma américain sera à l’honneur avec la projection des films du producteur David O. Selznick (MGM, RKO) avant les fêtes, et ceux d’Anthony Mann et de Spike Lee en fin de saison. On attend en janvier une programmation d’une trentaine de films japonais peu connus, des années vingt à nos jours, avec des films de samouraïs, de yakuzas, de monstres, des comédies populaires et de la comédie musicale, qui sera suivie d’une rétrospective événement dédiée à l’immense Sacha Guitry (photo). Un cycle proposera une immersion passionnante dans «le cinéma colonial français, entre exotisme et propagande», où se côtoieront fictions ("L’Atlantide" de Georg Wilhelm Pabst, "Le Grand Jeu" de Jacques Feyder, "La Bandera" et "Pepe le Moko" de Julien Duvivier,"L’Homme du Niger" de Jacques de Baroncelli, etc.) et documentaires d’époque.


En partenariat avec la Cave Poésie, l’archive toulousaine confrontera les adaptations à l’écran d’œuvres de Georges Bernanos, et l’acteur Denis Lavant évoquera ses rôles emblématiques à l’occasion de la projection de ses films. Côté festivals faits maison, la deuxième édition d’Histoires de Cinéma est annoncée à l’automne avec des cartes blanches confiées à plusieurs artistes (la pianiste et compositrice Maud Nelissen, la monteuse Claire Atherton, l’écrivaine Maylis de Kerangal, le plasticien Claude Lévêque), et l’équipe d’Extrême Cinéma prépare la vingtième édition du rendez-vous incorrect de la Cinémathèque de Toulouse. Enfin, l’essentiel de la saison des ciné-concerts réunit, sous l’intitulé «Femmes à la caméra», des pionnières du cinéma muet, dont Germaine Dulac, Alice Guy, Lois Weber, Musidora.
 

Jérôme Gac
 


«Les films qu’il faut avoir vus», jusqu’au 3 octobre ;
Álex de la Iglesia, du 5 au 14 octobre ;
«Le cinéma colonial français», du 16 octobre au 7 novembre ;
Dario Argento, du 18 octobre au 7 novembre ;
Albert Serra, du 19 au 20 octobre ;
Festival Histoires de Cinéma, du 9 au 17 novembre.

 

La Cinémathèque de Toulouse, 69, rue du Taur, Toulouse. Tél. : 05 62 30 30 11.

jeudi 4 janvier 2018

La folie et le chaos




















La Cinémathèque française et la Cinémathèque de Toulouse consacrent une rétrospective au cinéaste américain Samuel Fuller.


Dix-huit films de Samuel Fuller et deux documentaires qui lui sont consacrés sont projetés à la Cinémathèque de Toulouse, au moment où, à Paris, la Cinémathèque française consacre également une rétrospective au cinéaste américain mort en 1997. Né en 1912, dans le Massachusetts, Samuel Fuller fut d’abord journaliste, spécialisé notamment dans les affaires criminelles, avant de se consacrer à l'écriture. Il publie son premier roman en 1935, puis cosigne dès l’année suivante plusieurs scénarios de séries B. Il est l’auteur de nouvelles et de romans dont beaucoup seront le point de départ de ses films, parmi les vingt-deux longs métrages qu’il réalisera jusqu’en 1988 pour le cinéma. Reporter de guerre et soldat dans la Big Red One, la Première division d'infanterie de l'armée américaine, pendant la Seconde guerre mondiale, Samuel Fuller apparaît en 1965 dans "Pierrot le fou", de Jean-Luc Godard, déclamant : «Un film est un champ de bataille : amour, haine, violence, action, mort, en un mot émotion».
 

Selon Jean-François Rauger, critique et directeur de la programmation de la Cinémathèque française, «Samuel Fuller est avant tout un formidable raconteur d'histoires. Mais les histoires qu'il raconte sont le produit d'une expérience biographique unique. Il est peut-être le dernier grand cinéaste américain dont la vie fut le carburant authentique d'une œuvre unique en son genre, une œuvre qui se nourrira des doutes d'un système avant qu'elle ne puisse plus y trouver sa place». En 1949, son premier long métrage, "J'ai tué Jesse James", contient déjà les éléments qui distingueront son cinéma, notamment la volonté de détourner les codes du genre et de désacraliser les mythes. En 1950, pour "J'ai vécu l'enfer de Corée", son troisième long métrage et son premier film de guerre, il s’inspire de son expérience au front et de son premier contact avec la mort. Puis en 1980, il revient sur son passé de soldat dans son film autobiographique "Au-delà de la gloire" (The Big Red One). En 1952, dans "Violences à Park Row", il puise dans son parcours de journaliste pour mettre en scène le milieu de la presse des années 1880.
 

Pour Jean-François Rauger, «il y a, dans les films de Fuller, la conscience d'une insuffisance essentielle de la fiction à produire l'exact sentiment du vrai. Elle sera donc marquée par une violence inédite, celle de situations extrêmes ou paradoxales, celle construite par un montage discordant. Il faut avec Fuller en passer par le choc pour atteindre une forme souterraine de douceur et, surtout, de vérité. Son premier film prend déjà à rebours certaines mythologies du western. Le douteux héros de "J'ai tué Jesse James" est justement l'assassin d'une légende, le traître qui abattit le célèbre hors-la-loi, objet d'un culte lui-même ambigu. Tout le cinéma de Fuller va provoquer chez le spectateur le sentiment d'une inversion des valeurs. C'est un art du paradoxe qui est aussi un art du chaos. Les figures humaines construites par le cinéma hollywoodien se retrouvent lestées de qualités contradictoires : le sudiste raciste devient Indien ("Jugement des flèches", 1957), le petit malfrat et la prostituée se révèlent patriotes ("Le Port de la drogue", 1953), l'intolérant xénophobe est aussi héroïque, tout comme le bourreau stalinien s'affirme particulièrement sentimental, détaché, contrairement à lui, de tout préjugé racial ("Porte de Chine", 1957). Pour l'antipathique héros des "Bas-fonds new-yorkais" (1960), venger son père est une manière d'effacer la veulerie de celui-ci, quête dérisoire à laquelle il sacrifie son humanité. L'escroc cynique prend conscience de l'amour qu'il porte à sa femme et renonce à son obsession ("Le Baron de l’Arizona", 1950). À cet égard, sans doute peut-on réduire le héros fullerien à un obsessionnel dont la quête s'inscrit au-delà de toute morale, au-delà du bien et du mal. La question de la culpabilité et de l'innocence est ainsi rendue singulièrement complexe notamment par la présence fréquente de personnages d'enfants, entre pureté et désillusion.»(1)
 

Cinéaste de la violence, de la folie et du chaos, Samuel Fuller s’attachera à exhiber inlassablement l'avidité, l'hypocrisie et le racisme, sans complaisance ni artifice. Adepte d’un cinéma simple et dépouillé de prouesses techniques, il a inséré dans certaines de ses fictions des séquences tournées lors de ses voyages. Comme le précise Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse, «les films de Samuel Fuller sont truffés de scènes choc, de trouvailles stylistiques et d’histoires secondaires qui viennent parachever par l’humour – souvent noir – une intrigue principale toujours originale, et qu’il mène d’une manière sèche, sinon brutale, comme la vie peut l’être. Frappante, violente, foudroyante ; la mort jamais très loin, saisissante et pourtant anti-spectaculaire (tout le contraire d’un Peckinpah pour citer un faux-ami). Un cinéma où la vie et la mort sont intimement liées».
 

Jérôme Gac
"Les Bas-fonds new-yorkais" © Wild Side


 (1) Cinémathèque française (2017)
 

Rétrospectives :
Du 3 janvier au 15 février, à la Cinémathèque française, 51, rue du Bercy, Paris.
Du 5 janvier au 8 février, à la Cinémathèque de Toulouse,
69, rue du Taur, Toulouse. Tél. : 05 62 30 30 11.


mercredi 1 novembre 2017

Cartes blanches


















Nouveau festival de la Cinémathèque de Toulouse, Histoires de Cinéma invite Caroline Champetier, Bruno Coulais, Régis Debray, Rémy Julienne, Yannick Haenel, etc.


Nouveau festival de la Cinémathèque de Toulouse, Histoires de Cinéma s’attache à raconter le cinéma à travers les récits de cinq personnalités invitées à présenter leur sélection de films. Une manière de mettre en lumière le patrimoine cinématographique par le biais de cartes blanches confiées à des professionnels du cinéma, mais pas seulement puisqu’on attend la visite du philosophe Régis Debray. Plaçant son dernier roman ("Tiens ferme ta couronne") sous le signe du cinéma, notamment de Michael Cimino (photo), l’écrivain Yannick Haenel est aussi attendu pour «une programmation de films qui s’inscrit dans le prolongement de son dernier roman», explique Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse. 


Réalisateurs et acteurs étant exclus des festivités, c’est l’occasion de convier des personnalités moins exposées, mais néanmoins très reconnues pour leur talent : la directrice de la photo Caroline Champetier, le compositeur Bruno Coulais et le célèbre cascadeur Rémy Julienne. La Cinémathèque de Toulouse invite également la Cinemateca Portuguesa qui présentera quelques pépites puisées dans ses archives. Invité exceptionnel, après la rétrospective qui lui fut consacrée au printemps, le documentariste américain Frederick Wiseman rencontrera le public toulousain, à l’occasion de la sortie de son nouveau film "Ex Libris, The New York Public Librairy" – à l’affiche de l’American Cosmograph

En ouverture du festival, Neil Brand accompagnera au piano "Un cri dans le métro" (Underground), deuxième film d’Anthony Asquith qui met en scène un électricien et un porteur de bagages du métro londonien tombant amoureux de la même femme, employée d’un grand magasin. «Neil Brand, le grand compositeur anglais spécialisé dans l’accompagnement de films muets, nous a fait part de son goût pour la comédie et du plaisir qu’il aurait d’accompagner une séance de courts comiques. Un plaisir partagé qui ne se refuse pas. Aussi lui avons-nous proposé une séance de comédies muettes françaises, suivie d’un échange avec Michel Lehmann, autre spécialiste de l’accompagnement musical du muet», précise Franck Lubet.

Jérôme Gac

"La Porte du paradis" © collections La Cinémathèque de Toulouse


Du 3 au 11 novembre, à la Cinémathèque de Toulouse,
69, rue du Taur, Toulouse. Tél. : 05 62 30 30 11.


jeudi 12 octobre 2017

La fin de l’empire




















Le centième anniversaire de la Révolution russe est à l’affiche de la Cinémathèque de Toulouse et du Théâtre national de Toulouse.


La Cinémathèque de Toulouse, avec le Théâtre national de Toulouse, contribuent cet automne au centenaire de la révolution bolchévique en projetant cinq films commémoratifs produits par l’Union soviétique. Trois d’entre eux seront accompagnés par un musicien : les pianistes Michel Lehmann et Michel Parmentier, l’accordéoniste Grégory Daltin. Quatre de ces films ont été produits pour le dixième anniversaire de la Révolution russe : "Octobre" (photo), troisième film de Sergueï M. Eisenstein (après "la Grève" et "le Cuirassé Potemkine"), "La Fin de Saint-Pétersbourg" de Vsevolod Poudovkine, "La Chute de la dynastie des Romanov" d’Esther Choub, "Moscou en octobre" de Boris Barnet. Le dernier film présenté est "Lénine en octobre", de Mikhaïl Romm, sorti en 1937, à l’occasion du vingtième anniversaire de la Révolution d’octobre.


Responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse, Franck Lubet note qu’il s’agit de «cinq films qui opposent surtout des points de vue idéologiques sur le cinéma. Le dernier appartient au réalisme socialiste et, culte de la personnalité oblige, la Révolution toute entière est personnifiée par un Lénine incarné, alors que les quatre premiers appartiennent à l’avant-garde des années 1920, poursuivant les recherches d’un langage cinématographique révolutionnaire tout en s’attachant davantage aux événements et aux masses qu’aux leaders. Ainsi, le film de la pionnière Esther Choub est un film de montage d’images d’archives, actualités et documents privés (notamment les films de famille du Tsar), qui est une lecture d’images précédant et annonçant la Révolution − un travail préfigurant celui de Chris Marker. Et puis, à la fresque monumentale d’Eisenstein - véritable film de masses malgré la première apparition d’un Lénine joué et décrié en son temps pour son aspect expérimental - Poudovkine répond par une approche plus intimiste, livrant un incontestable chef-d’œuvre qui rend peut-être encore mieux compte de la grande histoire à travers la petite.»


Jérôme Gac


«Octobre 17», du 14 au 27 octobre, à la Cinémathèque de Toulouse
,
69, rue du Taur, Toulouse. Tél. : 05 62 30 30 11.


Ciné-concert, par Michel Lehmann (piano), samedi 14 octobre, 20h30, au TNT,
1, rue Pierre-Baudis, Toulouse. Tél. : 05 34 45 05 05.


vendredi 8 septembre 2017

En attendant l’apocalypse


















Après des hommages rendus à Louis Delluc, Sergueï M. Eisenstein, Danielle Darrieux, Henri-Georges Clouzot, Costa-Gavras ou Samuel Fuller, la saison de la Cinémathèque de Toulouse s’achèvera avec les films de Francis Ford Coppola.


Si la saison de la Cinémathèque de Toulouse s’ouvre sur «Les films qu’il faut avoir vus», elle se poursuivra dans l’underground avec les œuvres du cinéaste anglais Derek Jarman, mort des suites du sida en 1994. La salle de la rue du Taur contribuera cet automne au centenaire de la Révolution russe en projetant cinq films commémoratifs produits par l’Union soviétique : quatre d’entre eux le furent pour le dixième anniversaire ("Octobre" d’Eisenstein, "La Fin de Saint-Pétersbourg" de Poudovkine, "La Chute de la dynastie des Romanov" d’Esther Choub, "Moscou en octobre" de Boris Barnet), et "Lénine en octobre" de Mikhaïl Romm pour le vingtième anniversaire, en 1937. Sergueï M. Eisenstein sera d’ailleurs à l’honneur avec une rétrospective au début de l’année, après Henri-Georges Clouzot à l’automne. 


Avant les fêtes, la Cinémathèque de Toulouse célèbrera le centième anniversaire de l’exquise Danielle Darrieux (photo), avant un hommage à Costa-Gavras, en sa présence. Au printemps, le cinéma militant sera à l’affiche, ainsi que les films du groupe Zanzibar, ce collectif d’artistes d’avant-garde et de cinéastes (Philippe Garrel, Jackie Raynal, etc.), actif à la fin des années soixante. Le cinéaste finlandais Aki Kaurismaki est attendu à Toulouse à l’occasion de la rétrospective qui lui sera consacrée au printemps. Deux cinéastes américains seront aussi à l’honneur cette saison: Samuel Fuller au cours de l’hiver, puis Francis Ford Coppola avant l’été. L’archive toulousaine s’intéressera également à Nollywood, à savoir le cinéma nigérien qui produit désormais chaque année, en vidéo, davantage de films qu’Hollywood. 

Deux thématiques interrogeront le cinéma : on se demandera «Qu’est-ce que le cinéma ?», et il sera question de «Je double et double jeu» ou comment jouer «sur les effets de ressemblance et la mise en scène du double, du mimétisme à la duplicité, de la dualité à l’unicité», précise Franck Lubet, responsable de la programmation. Si Extrême Cinéma poursuit sa route avec une dix-neuvième édition en préparation, le festival Histoires de Cinéma fera son apparition en novembre prochain. Cette nouvelle manifestation prend la place du festival Zoom Arrière avec l’objectif de mettre en lumière le patrimoine cinématographique par le biais de cartes blanches confiées à des invités. La Cinémathèque de Toulouse accueillera ainsi cette année la directrice de la photographie Caroline Champetier, le compositeur Bruno Coulais, les écrivains Yannick Haenel et Régis Debray, le cascadeur Rémy Julienne.

Enfin, Louis Delluc - l’inventeur du terme «cinéaste» - sera le fil rouge de la riche saison de ciné-concerts. Comme l’assure Franck Lubet, «à une époque où le cinéma était encore méprisé, Louis Delluc lui a donné ses lettres de noblesse. D’abord par la plume, créant une véritable ligne critique, puis derrière la caméra, impulsant la première avant-garde française, l’impressionnisme, aux côtés de Gance, Dulac, Epstein, L’Herbier et Clair. Le tout sur une période très courte, de 1917 à sa mort prématurée en 1924. Il faut revoir ses films d’une prophétique modernité. Par la sobriété du jeu et l’utilisation des décors naturels. Dans sa manière de saisir l’invisible, les sentiments, à travers la composition de ses plans. Louis Delluc croit en l’image et travaille ses cadres pour en faire le principal vecteur d’expression. Sous sa plume, le cinéma est sorti de sa chrysalide. Sous sa caméra, il a pris un nouvel envol. Maudits comme on dit des poètes, ses films ont subi l’emprise du temps. En reste cinq des sept qu’il a réalisés. Restaurés, nous pourrons les redécouvrir en regard de quatre films américains majeurs sur lesquels il a écrit.»


Jérôme Gac


«Les films qu’il faut avoir vus», du 12 au 27 septembre,
«Je double et double jeu», du 11 au 31 octobre,
«Octobre 17», du 14 au 27 octobre.


Présentation de la saison, jeudi 14 septembre, 18h00,
à la Cinémathèque de Toulouse
, 69, rue du Taur, Toulouse.
Tél. : 05 62 30 30 11.


dimanche 6 novembre 2016

La France du XXe siècle
















Entamé au printemps, un cycle dédié au cinéma policier français se poursuit cet automne à la Cinémathèque de Toulouse qui invite le cinéaste Nicolas Boukhrief.

Le cinéma français étant le domaine privilégié des auteurs, les genres y ont peu prospéré. Seul le cinéma policier a très vite trouvé en France un territoire où se déployer, circulant à la fois du côté du cinéma populaire comme du côté des auteurs. La Cinémathèque de Toulouse poursuit cet automne un cycle dédié à ce genre, cycle entamé au printemps et reprenant à partir des années cinquante qui furent le cadre d’une véritable renaissance du genre. C’est l’apparition de la collection Série Noire, créée chez Gallimard par Marcel Duhamel au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qui provoque ce renouveau sur grand écran, terreau de l’éclosion d’un âge d’or du polar à la française au cours des années 1960 et 1970.


Dans son ouvrage de référence "le Cinéma policier français"(1), François Guérif écrit: «Le film policier tient aussi du film d’aventures et se passe dans tous les milieux sociaux. Il recouvre des catégories différentes : énigme, thriller, film noir, psychologie criminelle, étude de mœurs, etc. Le film policier a deux types essentiels de personnages : celui qui commet le délit et celui qui cherche à découvrir comment a été commis le délit et/ou à mettre hors d‘état de nuire le responsable du délit ; autrement dit, le flic et le truand, le juge et l’assassin, le chasseur et le chassé. Dans ce dernier cas, et dans la catégorie suspense, cela peut être l’assassin et sa victime. En tout état de cause, le personnage est un véhicule qui permet de pénétrer partout et de dévoiler les vérités cachées que recèle le monde. Par ailleurs, comme tout film, le film policier reflète la société de l‘époque à laquelle il a été tourné. Mais, en dévoilant ce qui se passe “derrière” la façade, en évoquant les interdits, en constatant l‘évolution des lois, de la criminalité et de sa répression, il la reflète sans doute plus fidèlement qu’aucun autre genre», constate François Guérif.


Selon Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse, «le polar est à la fois populaire auprès des spectateurs et laboratoire pour les cinéastes. La Nouvelle Vague, qui vient bousculer le cinéma, n’y coupe pas. Truffaut tire sur l’ambulance en y mêlant éléments comiques et mélodramatiques (Tirez sur le pianiste). Godard, qui n’est jamais à bout de souffle, plonge Lemmy Constantine dans une aventure digne d’un collage surréaliste (Alphaville). Chabrol, l’œil malin, en fait un pied-de-biche pour disséquer la société (Le Boucher). Le polar n’est pas que divertissement, il est aussi dynamite. Les années 1970, 1980 – "Armaguedon", "Le Choix des armes", "Mort d’un pourri", "Extérieur, nuit", "Police" (photo), "L.627" – le voient sortir de sa mythologie… pour en créer une nouvelle. Et c’est peut-être là l’essence du cinéma policier. Il peut parler de la société contemporaine, de sa production, en montrer les recoins les plus sombres, en dénoncer les institutions et se faire radiographie des hommes et des femmes qui la composent ; au final, il est surtout – il est avant tout – cinéma. Tour à tour iconographique et iconoclaste. Avec ses codes, que l’on respecte ou que l’on détourne, il est pour le cinéma un laboratoire où se fabriquent des images. Une imagerie. Une imageraie. Et quoiqu’on en pense, ce n’est pas par fascination pour les truands ou la maréchaussée que l’on aime le cinéma policier, mais pour le cinéma. On y trouvera un éventail de mises en scène (du cinéma de papa au cinéma de francs-tireurs, de la stylisation quasi abstraite de Melville au souci de vérité intransigeant de Pialat) réunies autour d’un dénominateur commun. Un genre.»


Le cinéaste Nicolas Boukhrief sera à cette occasion l’invité de la Cinémathèque de Toulouse, parce que ses «films ("Le Convoyeur", "Cortex", "Gardiens de l’ordre", "Made in France") s’inscrivent parfaitement dans une tradition du genre tout en le renouvelant», termine Franck Lubet.


Jérôme Gac

"Police" © collections La Cinémathèque de Toulouse
 

(1) Éd. Veyrier
 

Du 9 novembre au 18 décembre, à la Cinémathèque de Toulouse,
69, rue du Taur, Toulouse. Tél. : 05 62 30 30 11.


jeudi 6 octobre 2016

Bertrand, Akira, Abel et les autres















De Jean-Charles Fitoussi aux frères Cohen, la saison de la Cinémathèque de Toulouse fera la part belle aux cinématographies française et américaine, avec des détours vers le Japon, la Pologne, l’Italie, etc.

Après avoir exhibé une galerie de savants fous en septembre, la Cinémathèque de Toulouse accueille en ce début d’automne le festival Cinespaña. Avant la prochaine édition du festival Extrême Cinéma, attendue comme il se doit aux alentours de la Toussaint, la salle de la rue du Taur s’intéresse en octobre à Jean-Charles Fitoussi, en partenariat avec le Printemps de Septembre. Cinéaste à l'œuvre atypique où se mêlent réalité, poésie et fantastique, il a signé une suite de films regroupés dans la série "le Château de Hasard". «Chacun de mes films s’inscrit dans un ensemble intitulé "le château de hasard". Il n’y avait au départ d’autre dessein que de témoigner de la toute-puissance du hasard en matière de création. Au fur et à mesure, des liens se sont formés entre les films, créant des séries, suscitant des suites, comme l’agencement des pièces d’un château. Le rez-de-jardin est aujourd’hui achevé (huit films et demi), le premier étage est en cours de construction (un film réalisé et deux esquissés sur les huit projetés). Enfin, quelques dépendances, au double sens du terme», précise Jean-Charles Fitoussi. Artiste moins confidentiel, surtout depuis son "Saint Laurent" avec Gaspard Ulliel, Bertrand Bonello est annoncé en janvier pour une carte blanche. 


Entretenant cette saison un dialogue permanent entre le cinéma contemporain et le cinéma de patrimoine, la programmation de la Cinémathèque de Toulouse alternera cycles longs et cycles plus courts, rétrospectives et thématiques, monographies et panoramas. On verra en novembre le second volet du cycle dédié au cinéma policier français qui couvre la période des années cinquante à nos jours, puis une rétrospective et une exposition rendront hommage au printemps à l’actrice Ginette Leclerc – immortalisée grâce à son rôle dans "la Femme du boulanger".

La programmation des ciné-concerts est dédiée cette saison à l’âge d’or du cinéma muet scandinave, avec les cinéastes majeurs de cette période: August Blom, Benjamin Christensen, Carl Theodor Dreyer, Holger-Madsen, Gustaf Molander, Victor Sjöström et Mauritz Stiller. Pour Franck Lubet, responsable de la programmation de l’archive toulousaine, «le cinéma scandinave est un vivier de cinéastes hors normes. Dès les années 1910, alors que la Première Guerre mondiale brisait l’élan dominateur des cinématographies française et italienne, le cinéma muet scandinave, poussé par la Nordisk danoise et la Svenska Bio suédoise (les deux maisons de production les plus importantes), imposait une esthétique extrêmement graphique qu’il allait par la suite essaimer dans toute l’Europe – Dreyer ("La Passion de Jeanne d’Arc", "Vampyr", etc.) – jusqu’à Hollywood – Sjöström ("La Charrette fantôme", "Le Vent", etc.) ou Stiller ("La Légende de Gösta Berling" qui découvrait Greta Garbo). Un âge d’or. Pour le cinéma scandinave. Et pour le cinéma en général, sur lequel il imprimera une influence majeure : l’art de la lumière. Une photographie des plus picturales, tant dans son sens de la composition que dans sa texture même, qui tient davantage du charbon et neige que du noir et blanc.»


Le cinéaste japonais Akira Kurosawa sera à l’honneur, tout comme Jerzy Skolimowski, invité durant la Semaine Polonaise. Le metteur en scène italien Pippo Delbono présentera ses films, à l’occasion des représentations de ses spectacles au Théâtre national de Toulouse. En écho à l'exposition «Fenêtres sur cours» présentée au Musée des Augustins, une sélection d’une dizaine de films se déploiera cet hiver autour du thème de la cour et ses représentations à l’écran. Au printemps, un cycle sera consacré à la justice avec la projection de plusieurs films de procès, et un week-end de février sera dévolu aux fictions mettant en scène les exploits de l’aéropostale.


Du côté du cinéma américain, le centième anniversaire de la naissance de l’acteur Kirk Douglas sera l’occasion de découvrir en décembre une exposition et une programmation de films. Le fameux documentariste Frederick Wiseman rendra visite aux cinéphiles toulousains en 2017, et les films des frères Cohen seront à l’affiche avant l’été, en préambule à la nouvelle édition du «Cinéma en plein air». On attend ces jours-ci la visite d’Abel Ferrara à Toulouse, le temps d’une rétrospective (photo) auréolée d’un concert au Metronum. «Je travaille sans histoire, sans récit, sans scénario, je m'appuie juste sur les personnalités des acteurs, et la façon dont ils peuvent bouger. Ces gens vont incarner quelque chose, vont se croiser, et il faut rendre ça dynamique. Ce sont les acteurs et les actrices qui me sauvent», confiait en 2005 le cinéaste new-yorkais au quotidien Libération. Celui qui vient de signer un film sur Pasolini assurait à l’époque : «Les questions nées du 11 septembre ont changé les mentalités : les gens se veulent plus efficaces, il faut faire des choses utiles, et les idées qui ne vont pas dans ce sens ne sont plus comprises. Ça a changé l'attitude vis-à-vis du cinéma : faire des films aujourd'hui à New York est plus difficile, surtout pour moi. On ne m'y comprend plus...».


On retrouvera les habituels rendez-vous réguliers tels le Film du Jeudi dédié aux classiques, Danse à la Cinémathèque qui fait écho aux programmes proposés par le Ballet du Capitole, L’Odyssée de l’Espace élaboré en partenariat avec le CNES et la Cité de l’Espace, ou encore La Production audiovisuelle en Région. Trois nouveaux rendez-vous seront proposés, notamment un partenariat avec l’ACID (Association du Cinéma indépendant pour sa Diffusion) et le cinéma Le Cratère, ou avec le Centre national de la Cinématographie pour parcourir l’histoire du cinéma français à travers les archives du CNC. Enfin, une exposition se prépare dès le début de l’année 2017 pour célébrer le vingtième anniversaire de l’installation de la Cinémathèque de Toulouse au 69 de la rue du Taur.


Jérôme Gac

photo : "Snake Eyes", A. Ferrara
 

Rétrospectives :
Jean-Charles Fitoussi, du 11 au 16 octobre ; Abel Ferrara, du 15 au 27 octobre.

 

Ciné-concert : "Le Trésor d’Arne", de Mauritz Stiller, mardi 18 octobre, 20h30.
 

La Cinémathèque de Toulouse, 69, rue du Taur, Toulouse. Tél. : 05 62 30 30 11.
 

Concert : Abel Ferrara, vendredi 21 octobre, 20h30, au Metronum,
2, rond-point Madame de Mondonville, Toulouse.