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mardi 2 janvier 2024

Et la modernité fut


 

 

 

 

 

 

 

 

  

Une rétrospective retraçant la carrière de Roberto Rossellini, du néoréalisme italien jusqu'à ses réalisations pour la télévision, est à l'affiche de la Cinémathèque française.

Films pour le grand écran et la télévision et rencontres sont au programme de la rétrospective que consacre la Cinémathèque française à Roberto Rossellini, artisan du néoréalisme italien et inventeur de la modernité au cinéma. Rossellini se familiarise très tôt avec le cinéma, puisqu’il est le fils d’un homme d'affaires qui a fait construire le Corso, premier cinéma moderne de Rome. À la mort de son père, en 1932, il entre dans la vie active pour subvenir aux besoins de sa famille: bruiteur, puis scénariste, il est ensuite monteur, puis doubleur, avant de réaliser des courts métrages.

À Tarente pour réaliser un documentaire sur un navire de guerre, il y tourne en 1940 son premier long métrage, "Le Navire blanc", qui est récompensé de la Coupe du Parti fasciste à la biennale de Venise. Suivent "Un pilota ritorna" (1941) et "L'Uomo della croce" (1943) qui confirment son engagement aux côtés de la propagande fasciste. À la chute du régime mussolinien, il signe "Rome, ville ouverte" en 1945, avec des acteurs inconnus dans une Rome exsangue pour décor. Succès mondial, l’œuvre est primée au Festival de Cannes et devient l’emblème du courant néoréaliste italien.

Rossellini enchaîne avec "Païsa", film à sketches exhibant la tragédie traversée par l'Italie pendant la guerre. La force de l’œuvre tient dans son objectivité documentaire, sa description crue de la réalité, sans lyrisme ni pathos. Son film suivant, "Allemagne, année zéro", est une description acerbe de la décomposition de la société allemande après la chute du nazisme, à travers le suicide d'un enfant parricide. Puis, "L’Amore" réunit "la Voix humaine", adaptation de la pièce de Jean Cocteau interprétée par Anna Magnani, que l’on retrouve dans la deuxième partie, "le Miracle", dans la peau d’une paysanne croyant rencontrer Saint Joseph.

Au même moment, Ingrid Bergman le sollicite dans une lettre datée du 7 mai 1948 : «Cher Monsieur Rossellini, j'ai vu vos films "Rome ville ouverte" et "Païsa" et les ai beaucoup aimés. Si vous avez besoin d'une actrice suédoise qui parle très bien l'anglais, qui n'a pas oublié son allemand, qui n'est pas très compréhensible en français, et qui, en italien ne connaît que “ti amo”, je suis prête à venir faire un film avec vous». Rossellini rencontre alors la plus grande star hollywoodienne de l’époque sur le tournage londonien des "Amants du Capricorne", d'Alfred Hitchcock. L’actrice quitte aussitôt Hollywood pour le suivre, et l'Amérique est scandalisée par l’histoire de ces amants mariés chacun de leurs côtés.

Ils s’uniront officiellement en 1950, avant de se séparer en 1957, Rossellini étant d’une infidélité flagrante et n’hésitant pas à humilier régulièrement sa femme dans ses déclarations dans la presse. Auteur de "l’Année des volcans" (Flammarion), l'écrivain et critique de cinéma François-Guillaume Lorrain raconte: «Quand Rossellini reçut la lettre qu'elle lui avait écrite, il ne savait pas qui était Ingrid Bergman, il n’avait vu aucun de ses films ! Qu’ils travaillent ensemble avait tout d’impossible. Et c’est justement ça qui va intéresser Rossellini : parce que c’est impossible, il va faire "Stromboli"».(1)

François-Guillaume Lorrain poursuit: «On connaît les réactions du producteur Howard Hughes quand il a vu le film: il était scandalisé de voir Ingrid Bergman aussi moche ! Et c’est vrai qu’elle est mal habillée dans le film. Mais son personnage est moderne : elle joue une femme étrangère à tout. Etrangère à Stromboli, étrangère à son mari, étrangère à sa propre image et même étrangère au monde. Il faut qu’une porte s’ouvre pour la sauver, la réconcilier avec la vie. Ce personnage renvoie Ingrid Bergman à ce qu’elle vit, de manière transcendée. Rossellini a compris qu’elle est une prisonnière qui cherche la lumière. Et c’est le rôle qu’il lui fait jouer dans son film. Il s’inspire de sa réalité à elle. Quand, au cours du tournage, elle tombe enceinte de lui, il intègre cela à l’histoire. Il est au plus près de la vérité. Il filme Stromboli à la manière d’un documentariste et, en mettant en scène Ingrid Bergman, il réalise presque une sorte de documentaire sur elle, et sur l’amour qui naît entre eux. C’est très nouveau et ça va marquer le cinéma mondial».(1)

François-Guillaume Lorrain souligne: «Rossellini sent très vite qu’elle n’est pas la femme qu’il lui faut. Et elle, de son côté, comprend peu à peu qu’elle est entrée dans une nouvelle prison. Rossellini, tout en lui donnant la liberté qui va avec ses méthodes de travail, l’enferme dans sa logique. C’est un homme égoïste, qui vit à son propre rythme, avance sur son chemin sans en dévier. Mais les films qu’ils font ensemble sont des échecs publics. Ingrid Bergman s’enfonce dans un cinéma qui n’est plus vu, tout simplement»(1). De "Stromboli" (photo) à "Jeanne au bûcher", ils auront durant cette période tourné cinq films ensemble, souvent des œuvres intimistes et d’inspiration autobiographique, comme "Voyage en Italie" qui est une radiographie d’un couple en crise, ou "la Peur", d’après Stefan Zweig, qui préfigure leur séparation.

Historien du cinéma, Antoine de Baecque assure: «Le génie de Rossellini, c'est d'avoir inventé le cinéma moderne en filmant Ingrid Bergman toute simple: il a à sa disposition la plus grande star mondiale, en mains des contrats faramineux avec Hollywood, mais filme en Italie, sur les pentes du Stromboli, celles du Vésuve, dans un asile psychiatrique, en attendant qu'il ne se passe plus rien, plus rien d'autre que le monde se reflétant sur le visage ou dans le regard de sa femme-actrice. Plus d'intrigue compliquée, plus de maquillage, très peu de mots, juste une chasse au thon, des yeux de folles, des squelettes, la ville de Naples: les “Bergman-films” de Rossellini ("Stromboli", "Europe 51", "Voyage en Italie", "la Peur") réinventent le cinéma à partir du néant du monde».(2)

Rossellini part en Inde en 1958, où il tourne "India: Matri Bhumi", documentaire qui pose un regard poétique sur ce pays. Puis, il reçoit le Lion d'Or à la Mostra de Venise pour "le Général della Rovere", avec Vittorio De Sica, qui marque un retour au néoréalisme. Rossellini signe dans la foulée "Vanina Vanini", d’après Stendhal, une chronique historique qui décrit la Rome pontificale, mais ses films sont désormais délaissés par le public et oubliés par la critique.

Après l'échec de "Anima nera", en 1962, il se tourne vers la télévision où il traite avec pédagogie de sujets historiques ("La Prise du pouvoir par Louis XIV", 1967 ; "Socrate", 1970 ; "Blaise Pascal", 1972 ; "René Descartes", 1974), et s'intéresse à la condition humaine à travers les thèmes de la folie, la sagesse, le courage et la peur. Il livre en 1976 un ultime long métrage pour le grand écran, "Le Messie", évocation de la figure du Christ.

Jérôme Gac


(1) telerama.fr
(30/06/2014)
(2) Libération (25/01/2006)


Du 3 janvier au 7 février, à la Cinémathèque française
, 51, rue de Bercy, Paris. Tél. 01 71 19 33 33.

 

jeudi 7 juillet 2022

Étoiles dans la nuit


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
À la nuit tombée, les films sont projetés en plein air tout l’été, dans la cour de la Cinémathèque de Toulouse.

Comme chaque été, la Cinémathèque de Toulouse transforme en salle de cinéma à ciel ouvert la cour qui conduit les spectateurs de la rue du Taur jusqu’à l’entrée du hall d’exposition. Pour la dix-huitième année, à l'occasion de cette traditionnelle programmation estivale, le grand écran est donc installé en plein air, sous les arbres où cinq cent spectateurs peuvent être accueillis par séance. Chaque film est présenté à la fois en extérieur, à la nuit tombée, mais également en salle en début de soirée. 

Des années trente à aujourd’hui, de "42e rue" à "Parasite", cette nouvelle sélection de «Cinéma en plein air» compte 35 films, où les stars seront au rendez-vous: Ingrid Bergman, Humphrey Bogart, Gary Cooper, James Stewart, Kim Novak, Steve McQueen, Anouk Aimée, Giulietta Masina, Robert Redford, Kirk Douglas, Bruce Willis, Jim Carrey, Julia Roberts, Richard Gere, Bill Murray, Viggo Mortensen, Jessica Chastain, James Franco, Charlize Theron, Scarlett Johansson, Eva Mendes, Adam Driver, Michel Piccoli, Denis Lavant, Jean-Hugues Anglade, Jean-Pierre Bacri, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Philippe Katerine, Mathieu Amalric, Adèle Haenel, etc. Comme de coutume, divers genres sont représentés: la comédie débridée ou romantique, le musical, le mélodrame, le fantastique, le teen movie, le road movie, le polar ou le film noir, sans oublier quelques grands auteurs. 

Parmi les titres annoncés : "Casablanca" de Michael Curtiz, "Le Gouffre aux chimères" de Billy Wilder, "Le Train sifflera trois fois" de Fred Zinnemann, "Les Nuits de Cabiria" de Federico Fellini, "Sueurs froides" d’Alfred Hitchcock, "Lola" de Jacques Demy, "Les Tontons flingueurs" de Georges Lautner, "Bullitt" de Peter Yates, "Jeremiah Johnson" de Sydney Pollack, "Pretty Woman" de Garry Marshall, "Un jour sans fin" de Harold Ramis, "La Cité de la peur" d’Alain Berbérian, "Le Cinquième Élément" de Luc Besson, "Truman Show" de Peter Weir, "In the Mood for Love" (photo) de Wong Kar-wai, "Gran Torino" de Clint Eastwood, "Les Amours imaginaires" de Xavier Dolan, "Take Shelter" de Jeff Nichols, "Holy Motors" de Leos Carax, "Moonrise Kingdom" de Wes Anderson, "Spring Breakers" de Harmony Korine, "La Fille du 14 juillet" d’Antonin Peretjatko, "Mad Max: Fury Road" de George Miller, "Paterson" de Jim Jarmush, etc.

Directeur délégué de la Cinémathèque de Toulouse, Franck Loiret signale que «l’exposition consacrée à l’affichiste Yves Thos, accueillie en partenariat avec l’Institut Jean Vigo de Perpignan, restera accrochée tout l’été dans le hall. Cet été, enfin, la Cinémathèque sera présente dans plusieurs festivals pour différentes cartes blanches, en particulier les Rencontres Cinéma de Gindou pour l’hommage qui sera rendu à Guy Cavagnac, le producteur, réalisateur et ami, qui nous a quittés en janvier 2022.»

Jérôme Gac


«Cinéma en plein air», du 9 juillet au 7 août à 22h00, du 10 au 27 août à 21h30, du mercredi au dimanche, à la Cinémathèque de Toulouse, 69, rue du Taur, Toulouse. Tél. 05 62 30 30 10.

 

mardi 17 décembre 2019

Le spectateur aux trousses





















De "The Pleasure Garden" au "Rideau déchiré" en passant pas les fictions pour la télévision, une rétrospective des films d'Alfred Hitchcock est à l’affiche de la Cinémathèque française.
 

Avec une carrière s’étirant sur près de 60 ans et plus de 60 films, Alfred Hitchcock fut l’une des figures majeures du XXe siècle. Ses films ont propulsé l’art cinématographique dans une dimension nouvelle, grâce à la mise en scène comme au soin apporté à la manière de raconter une histoire. Extraordinaire artisan du cinéma, depuis le muet, il ne cessa jamais d’en repousser les frontières. «Si Hitchcock réussit si bien aujourd'hui son retour posthume, n'est-ce pas parce qu'il est, au sens fort, un cinéaste expérimental, à mi-chemin entre le cinéma muet (l'art du mime) et la télévision (et son babil) ? Le maître de tous ceux qui préfèrent explorer leur outil que délivrer un message ?»(1), écrivait le critique Serge Daney, en 1984. La Cinémathèque française consacre aujourd’hui une rétrospective au cinéaste britannique, qui outre les chefs-d’œuvre de la période américaine comprend à la fois ses films muets et ceux tournés pour la télévision entre 1955 et 1962 – la plupart dans le cadre des séries qu'il produisait, "Alfred Hitchcock présente" et "The Alfred Hitchcock Hour"

Hitchcock débute sa carrière dans l'Angleterre des années vingt, en signant notamment l'adaptation à l'écran de l'histoire de Jack l'éventreur ("The Lodger"), et "The Ring", une comédie dramatique opposant deux boxeurs se disputant la même femme - ce film a été retrouvé aux Puces de Toulouse, en 1952 par Raymond Borde : le fondateur de la Cinémathèque de Toulouse débutait alors une collection comptant aujourd'hui plus de 40 000 copies. Suivront "Chantage", thriller tourné simultanément en muet et parlant, puis "l'Homme qui en savait trop", premier d'une série de films d'espionnage - dont il signera une seconde version à Hollywood en 1956. C'est en 1940 qu'il entame sa période américaine avec le crypto lesbien "Rebecca", qui remporte l'Oscar du meilleur film.
 

La suite est une succession de chefs-d'œuvre où les femmes sont portraiturées avec une acuité redoutable sous les traits des stars de son époque : Tippi Hedren, Ingrid Bergman, Grace Kelly, Kim Novak. Il est le cinéaste de l'introspection féminine, celui qui dévoile leurs tourments sexuels, ou bien leur frigidité dans "Pas de printemps pour Marnie". Hitchcock, c'est aussi une mécanique parfaitement huilée au service de l'intrigue. Maître du suspense, il n’a cessé de renouveler son art et d’en faire le terrain d’expérimentations audacieuses : l’unique (en apparence) plan-séquence se déroulant sur toute la durée de "la Corde", les soixante-dix-huit plans pour les quarante-cinq secondes de la scène de la douche dans "Psychose", le surréalisme de Salvador Dalí dans "la Maison du docteur Edwardes", etc.

Dans sa biographie du cinéaste, Patrick McGilligan écrit, à propos de la célèbre poursuite du héros par un avion volant au ras du sol dans "la Mort aux trousses" (1959): «La personnalité de Cary Grant est essentielle pour la séquence, mais l’effet général est entièrement une création d’Hitchcock : un mélange magistral de transparences et découvertes, de paysages vrais et faux, d’acteurs et de doublures. En extérieurs, l’avion volait en piqué vers Hitchcock, et la vedette du film courait pour le réalisateur – mais jamais dans le même plan. Et quand Grant se couche sur le sol – de toute sa longueur, ce qui ajoute à la beauté du plan –, c’est devant une transparence. Le tout fut assemblé en un montage exemplaire qui sera étudié et apprécié aussi longtemps que le cinéma existera. La séquence est une parfaite histoire courte hitchcockienne : presque aucun dialogue, seulement des bruits naturels, et aucune musique. Une des plus grandes illusions créées par Hitchcock, elle n’aurait pu être réalisée sans les longs préparatifs et le labeur acharné qui caractérisèrent toute la saga de "la Mort aux trousses".»(2)

Patrick McGilligan raconte comment le cinéaste réussit à tourner une scène de baiser interminable dans "les Enchaînés" (1946), déjouant ainsi «les directives du Code Hays interdisant les baisers excessifs, les étreintes lascives, les postures et gestes suggestifs. Officieusement, les baisers à l’écran étaient limités à quelques secondes, mais dans cette scène des "Enchaînés", Cary Grant et Ingrid Bergman s’embrasseraient passionnément pendant beaucoup plus longtemps. Interrompus par la sonnerie du téléphone, ils resteraient étroitement enlacés en rentrant dans l’appartement pour y répondre. Quelques phrases du scénario furent modifiées pour satisfaire les censeurs, mais c’est la mise en scène et le travail de caméra qui se moquaient de ce code. Selon Bergman, les deux vedettes se sentaient mal à l’aise pendant le tournage de cette scène. Hitchcock la rassura : “Ne vous en faites pas, sur l’écran, ça sera très bien.” C’était si bien que les censeurs acceptèrent la scène. “Nous n’arrêtions pas de bouger et de parler, de sorte que les baisers étaient constamment interrompues”, explique Bergman. Pendant les années quarante, Hitchcock eut rarement la possibilité d’obtenir la distribution dont il avait rêvé, mais "les Enchaînés" est une splendide exception. Ingrid Bergman était devenue une amie intime du réalisateur, sa complice dans leur conspiration contre David O. Selznick et Hollywood. Bergman était lasse de jouer les saintes, et ici, elle avait l’occasion d’interpréter une soûlarde pleine de remord qui accepte de coucher avec le Diable pour apaiser sa conscience.»(2)

Infatigable provocateur, il testait directement auprès du public une inspiration personnelle dominée par la violence, le sexe, la culpabilité. Son sens inouï de la manipulation du spectateur atteint des sommets de virtuosité dans le regard du héros de "Fenêtre sur cour" (James Stewart) épiant de son appartement sa voisine: à l'image du personnage incarné par James Stewart, chaque spectateur du cinéma d'Hitchcock projette dans sa tête le film qu'il a envie de voir ! Pour Bernard Benoliel et Jean-François Rauger, programmateurs à la Cinémathèque française, si Hitchcock «a inventé une machine à effrayer, c'est parce qu'il est avant tout un artiste ayant vécu, décrit, critiqué, analysé le XXe siècle, perçu comme un âge de guerre et d'effroi. Le XXe siècle serait ainsi “hitchcockien”. Les totalitarismes ne constituent-ils pas la toile de fond de certains de ses films ("Sabotage", "Correspondant 17", "Cinquième colonne", "Les Enchaînés", "Le Rideau déchiré", etc.) qui renvoient l'image d'un monde uniquement structuré par la peur ? Face à cette menace, Hitchcock en a démasqué une autre, celle de la misère du sujet démocratique, de l'homme ordinaire confronté à ses misérables pulsions ("Fenêtre sur cour", "Psychose" et l'ensemble de son œuvre télévisuelle). L'œuvre d'Hitchcock est une implacable mise à nu de l'individu réduit à ses seuls besoins et appétits.»(3)
 

Jérôme Gac 
"Fenêtre sur cour" © Archives du 7e Art / AFP

(1) "Ciné journal" (Cahiers du cinéma, 1986)
(2) "Hitchcock: Une vie d'ombres et de lumière" (Actes Sud/Institut Lumière, 2018)
(3) cinematheque.fr


Jusqu’au 25 janvier, à la Cinémathèque française, 51, rue de Bercy, Paris (XIIe).